Dimanche 29 mai 2011
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Quelques jours de repos du côté d’Arcachon m’ont permis de capter deux petits bouts de conversations idéales pour cette
collection de « L’OREILLE QUI TRAÎNE ». Ce genre de petits dialogues qu’on ne peut pas inventer. Même en forçant.
Nous sommes sur la promenade à Arcachon. Une famille, les grands-parents octogénaires arrivent près d’un banc, accompagnés de leur
belle-fille de 50 ans. Le papy, visiblement perdu dans son monde, se laisse choir sur le banc et reste immobile à fixer l’horizon.
LA BELLE-FILLE : « Et alors ? Qu'est-ce qu'il fait, le
pépé ? »
LA MAMY : « Il regarde la mer. Il aime bien regarder la
mer ».
La belle-fille tapote rudement les épaules du vieux :
LA BELLE-FILLE : « Ben, pépé ! Faut vous remettre ! C'est
que de l’eau ! »
Beau, non ?
Seconde perle : tout en haut du phare du Cap-Ferret. Une famille – papa, maman, deux enfants – regarde en bas en
hurlant :
LE FILS : « Elle est où, la voiture ? »
LA MÈRE : « Demande à ton père ».
LE FILS : « Papa, pourquoi qu’on la voit pas, la
voiture ? »
LE PÈRE : « Parce qu'elle est en bas ».
LA FILLE : « Mais où elle est ? »
Le père, intrigué par la question, se met à chercher. Tout autour, le magnifique paysage en vue plongeante. Mais lui, cherche sa
voiture. Énervé parce qu'il n’arrive pas à la repérer, il s’exclame, scandalisé :
LE PÈRE : « Putain ! On paie vingt euros, on se casse le cul à
grimper 200 marches et on n’arrive même pas à voir sa voiture ! ».
Rien à ajouter. De l’Art pur.
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