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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 09:42

« MANGEUR D’ÂMES » est mon seul roman – jusqu'à présent – qui n’ait qu’un lointain rapport avec le polar. Cela s’apparente plutôt à l’horreur, au suspense, et j’y ai revisité les thèmes de « MISTER FROST », à savoir le Mal, les superstitions, les personnages à double face.

Si le héros de « FOU DE COUDRE » et « DESOLATA » était un chien, celui de « MANGEUR D’ÂMES » est un tigre. Un tigre blanc venu des mangroves des Sunderbans en Indes. L’idée du livre m’était venue en voyant un reportage sur cette région, et ses pauvres villageois obligés de traverser le territoire des tigres, pour chercher du miel dans la forêt. À presque chaque voyage, l’un d’eux se faisait dévorer. Et cela durait depuis des générations. L’histoire me fascina, me trotta longtemps dans la tête, avant de prendre forme dans ce livre paru chez Flammarion, à la demande de Laurence Decréau.

Un tigre blanc sacré est capturé par une jeune zoologue médiatisée, et acheté par un milliardaire, qui l’enferme dans une cage de verre dans son salon, en plein cœur d’une île en Sardaigne. De nombreux visiteurs vont se réunir sur l’île, parmi lesquels un serial killer, un flic au bord de la retraite, et le double maléfique de l’héroïne, qui ne cesse de lui parler, dans les méandres de son cerveau malade. Bien sûr, une cage est faite pour être ouverte, un jour ou l’autre, et le tigre se retrouve bientôt en liberté.

En écrivant « MANGEUR D’ÂMES », je ne désirais qu’une chose : faire peur. Obliger le lecteur à tourner les pages, et évidemment à faire des cauchemars. Ambitieux, je sais…

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Philippe Setbon - dans ROMANS
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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 11:49

Paru en 2000, « LE FLIC DE LA TÉLÉ » est probablement né de l’envie, après plusieurs années d’écriture intensive de scénarios, de confronter fiction et monde réel. Et aussi, de me moquer un peu…

Ce genre de sujet a été traité au cinéma dans des films comme « GALAXY QUEST » (que je recommande chaudement !), et récemment dans « TONNERRE SOUS LES TROPIQUES ». Dans « LE FLIC DE LA TÉLÉ », c'est un vieil acteur cabotin et pénible, star depuis des années d’une série télé à succès, où il joue un commissaire héroïque, qui se retrouve confronté à la dure réalité. Perdu lors d’une tempête, sans portable, dans une cité « chaude », l’acteur que tout le monde prend pour le commissaire de la télé, va devoir endosser son rôle une fois de plus, mais cette fois-ci avec comme enjeu, sa propre vie.

Un roman pour lequel je garde une grande affection et dont j'ai tenté de modérer l’acidité par une bonne dose de tendresse pour ses protagonistes, dont le petit black Hadj, qui « guide » le faux-flic dans sa nuit de cauchemar sous la pluie battante.

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Philippe Setbon - dans ROMANS
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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 15:59

C'était il y a très très longtemps, dans une autre galaxie…

Je travaillais alors plus ou moins régulièrement pour la revue de BD « MÉTAL HURLANT », dirigée par Jean-Pierre Dionnet et Philippe Manœuvre (connu aujourd'hui pour d’autres raisons), et signai des BD, scénario ou dessin, ou les deux.

Comprenant parfaitement l’Italien, mais le parlant peu, je me proposai de traduire quelques albums d’Hugo Pratt, une de mes idoles depuis la découverte de « CORTO MALTESE », que devaient sortir les éditions Humanoïdes Associés, également éditeurs de « MÉTAL ».

J’en traduisis quatre : « BILLY JAMES » et « TICONDEROGA » sortes de récits à la Fenimore Cooper, « FANFULLA » sur un héros du folklore italien, où je m’en suis le plus donné à cœur-joie dans l’adaptation des dialogues, et « LES JOUETS DU GÉNÉRAL », dont le héros était une sorte d’émule de Batman « all’Italiana », dont j’écrivis également la préface.

Ma passion pour le dessinateur n’a jamais faibli, et ce n’est d'ailleurs pas par hasard qu’Alain Delon se nomme… Pratt dans mon premier scénario pour le cinéma : « PAROLE DE FLIC ».
Il y a quelques années, la possibilité d’adapter le 1er album de « CORTO MALTESE », « LA BALLADE DE LA MER SALÉE » (une merveille !) m’est passée entre les mains, mais le film (une minisérie télé canadienne, en fait) ne s’est finalement pas monté. Un jour, peut-être…

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Philippe Setbon - dans ROMANS
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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 15:15

Klaus Kinski est devenu aujourd'hui un acteur-culte, dont les internautes traquent les crises de colère sur YouTube ou Dailymotion (il y en a une particulièrement gratinée, avec une intervieweuse allemande). Je l’avais découvert au lycée, grâce à « AGUIRRE, LA COL­ÈRE DE DIEU » un de mes films-phares, qui fut suivi la même semaine de « L’IMPORTANT C'EST D’AIMER ». Choc culturel inévitable.

Aussi, quand en 1979, les éditions PAC proposèrent au jeune journaliste de 22 ans que j'étais, d’écrire un bouquin sur Kinski, me ruai-je sur l’affaire. L’acteur habitait Paris à l’époque, et enchaînait les films d’auteur plus ou moins bizarroïdes. Il me donna un premier rendez-vous dans un hôtel, rue des Beaux-Arts, qui se trouve être le décor où il apparaît pour la première fois dans « L’IMPORTANT C'EST D’AIMER » ! Le télescopage fiction-réalité était déjà enclenché…

Kinski se montra très sympathique avec moi, surtout désireux en fait, que ce livre soit entièrement dédié à sa gloire. On se vit pas mal, pendant un an, il me fit découvrir la nourriture japonaise – encore rare, à l’époque, me promena dans son énorme Range Rover rouge, où il passait à tue-tête « I’m sailing » de Rod Stewart, jusqu'à plus-soif.

Kinski, c'était un concentré de comédien : égocentrique, jouant les artistes maudits, mais capable d’un humour ravageur, et de vrais élans de générosité. Il parlait très bien le Français, mais germanisait quelques expressions. Ainsi « Va te faire foutre » (qu'il employait fréquemment !) devenait dans sa bouche « Va faire te foutre », ce qui m’a toujours ravi.

Quand le livre fut prêt, il profita de mon absence de Paris pour quelques jours, pour aller voir l’éditeur, et s’attaquer au manuscrit. Il coupa, rajouta, censura, biffa,  changea la couverture, malgré tous les problèmes que cela posait par rapport aux libraires.

Le résultat ne me ravit évidemment pas, mais nous restâmes en bons termes, jusqu'à son départ pour les U.S.A., où il entama une énième carrière dans la série B. Quelques années plus tard, PAC lança une collection de poche, et j’en profitai à mon tour, pour réparer l'outrage, et réécrire complètement le livre, même si j’avais cessé d’être journaliste depuis longtemps. C'est une petite bio succincte, mais au moins, celle-là, je pouvais l’assumer.

Kinski restera une rencontre importante, car c'était la première vraie star que je côtoyai, et il me permit d’appréhender ce qu’était réellement un acteur, et vraiment, après lui, tout le monde m’a paru extrêmement simple et gérable. Je lui en suis très reconnaissant.

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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 17:43

« L’EX » est un étrange projet surtout pour un téléfilm, une sorte de mise en abyme pour Patrick Jamain et moi-même, qui raconte les affres d’un auteur jadis ambitieux, qui a vendu son âme à la télé, en trouvant succès et aisance matérielle, grâce à un personnage pour enfants – Hippopoum ! – sorte de Casimir relooké, mais a sombré dans la dépression. Jusqu'à ce qu'il rencontre une fille avec qui il avait eu jadis une brève et lamentable aventure, et qui vient le remettre en question.

« L’EX » était une production Hamster, pour TF1, une comédie aigre-douce, interprétée par Bernard Giraudeau, Elisabeth Vitali (qui fut le point de départ de tout le projet, à l’origine), Christine Boisson, etc.

Pour d’obscures raisons, le film fut d’abord diffusé sur Canal + sous son vrai titre, en ensuite sur TF1 sous le titre « UNE EX PAS POSSIBLE ».

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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 11:19

Il fut question un moment de poursuivre la trilogie des « FABIO MONTALE » sur TF1, mais Jean-Claude Izzo n’avait écrit que trois romans, et il semblait que se lancer dans une suite basée sur des scénarios originaux, posait toutes sortes de problèmes. L’idée fut donc abandonnée, mais tout le monde resta sur sa faim.

Alain Delon avait décidé de continuer son parcours télévisé sur France 2, et je fus contacté – à sa demande – par les productions PM. Le producteur Alain Pancrazi me laissa carte blanche, pour créer un nouveau héros de série pour Delon, et notre entente fut parfaite. Nous en sommes d'ailleurs à notre 16ème film ensemble…

C'est ainsi que naquit « FRANK RIVA », une première trilogie policière réalisée par Patrick Jamain, et pour laquelle je m’adjoignis le scénariste marseillais Thierry Aguila, féru d’histoires mafieuses.

Le personnage de Riva était fortement inspiré de la véritable personnalité de Delon – ou du moins, de ce que j’en percevais – simplement transposé dans un univers de fiction. Il adora sincèrement ce personnage de héros mythique mais fragile, décalé par rapport à son temps, hanté par ses fantômes, sorte de mélange du « SAMOURAÏ » et du « PROFESSEUR ». Riva et Delon se confondaient d'ailleurs tellement, que les scènes avec Mireille Darc, jouant l’ex-femme de sa vie, devenaient franchement troublantes.

Jacques Perrin, qui jouait également dans « PAROLE DE FLIC », un de mes premiers scénarios tournés, apparaît en DGPN aux motivations douteuses. Il a un face à face à la fin du 3ème épisode avec Delon, dans une église, qui vaut à mon sens, à lui seul qu’on voie la série. Une joie pour un auteur.

Un an plus tard, fut tournée une seconde saison de trois films, qui fonctionna moins bien à la diffusion, et mit fin à l’aventure « FRANK RIVA ».


 
L'actrice allemande Sophie Von Kessel et Alain Delon, à l'enterrement du frère de Frank Riva.

Mélanie Maudran joue la fille de Frank Riva, dont il ignorait l'existence jusqu'ici...

Riva a démasqué l'assassin de son frère : Matthieu Rozé, un de ses propres hommes.

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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 08:13

Je n’étais pas au départ de cette aventure, mais lorsque la production de Serge Moati a soumis le projet à Alain Delon et la réalisation à José Pinheiro, ils proposèrent mon nom pour adapter « LE LION » de Joseph Kessel, car le scénario peinait apparemment à prendre forme. Je venais d’enchaîner la trilogie des « FABIO MONTALE » et la première saison des « FRANK RIVA », aussi le travail sur le « mythe Delon » se poursuivait en toute logique…

À la relecture, le classique était effectivement difficile à scénariser : peu d’évènements, beaucoup d’atmosphère, de sentiments diffus, de personnages esquissés. De plus, nous nous demandions quel rôle attribuer à Delon : le narrateur (anonyme dans le roman) ou le chasseur. Ce dernier était effacé chez Kessel, mais c'était évidemment le plus beau rôle, aussi l’essentiel de l’adaptation, consista à le replacer au cœur du récit, et à lui donner une dimension plus tragique.

Cette copro franco-italo-allemande fut tournée en Afrique du Sud. Autour d’Alain Delon, sa fille Anouchka, Ornella Muti et le comédien allemand Heino Ferch, qui campa le « narrateur », que je rebaptisai Julien Keller, pour respecter les initiales du romancier.

 

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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 14:51

« COMMISSAIRE DUMAS D’ORGHEUIL » était censé être le pilote d’une nouvelle série TF1, avec Claude Rich en vedette. Le rôle était celui d’un flic d’origines nobles, au langage châtié, entouré de deux co-équipiers venus d’un milieu tout à fait opposé. Le tournage se passa très bien, le film fonctionna auprès du public, mais c'est « l’après » qui empêcha ce film de se développer en série. Personne ne s’entendit plus avec personne, et on préféra en rester là.

Grâce à ce film, j'ai découvert une jeune comédienne appelée Véronique Prune, avec qui je retravaillai souvent par la suite, je donnai un rôle central à Hervé Laudière, ainsi qu’à Charley Boorman en terroriste de l’IRA.

Je retrouvai quelques familiers comme Lola Gans, Michel Peyrelon, Mike Marshall, et découvris Firmine Richard et Jacqueline Joubert qui revenait à la comédie, dans le rôle de la belle-mère de Rich.
 

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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 12:37

Après les affiches argentines, anglaises et françaises, voici la jaquette de la VHS de « MISTER FROST », lors de sa sortie aux U.S.A.

Simple et efficace, et cela permet de se souvenir qu'il fut un temps où une cassette vidéo coûtait quasiment 65 dollars !

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Philippe Setbon - dans IMAGES
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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 12:16

« POUR UNE VIE OU DEUX » était un scénario de comédie déjà existant, que les productions Hamster m’ont demandé d’adapter complètement. Le but originel était d’en faire une sorte de « AFTER HOURS » à la française. Mais peu à peu, au-delà l’engrenage tragi-comique qui entraîne un sympathique « bobo » (on disait encore « yuppie » à l’époque) dans son propre passé, le film s’est mis à parler de choses plus intéressantes. Copro entre TF1 et Canal +, le film fut assez long à finaliser…

Ce fut ma première collaboration avec le réalisateur Marc Angelo, avec qui je devais faire « JOSEPH », quelques années plus tard, qui réunit un casting idéal. Les séquences entre Lambert Wilson et son « père » Raoul Billerey, étaient particulièrement touchantes.

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  • : Le blog du scénariste-réalisateur Philippe Setbon, auteur de films, téléfilms et séries telles que "FABIO MONTALE", "LES ENQUÊTES D'ELOÏSE ROME", "GRECO", etc.
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