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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 12:46

Un très curieux projet, commencé comme un long-métrage, et finalement diffusé par TPS.

« CHUT ! » est un huis clos dans un appartement, un face à face entre deux jeunes époux, confrontés à un vrai problème : elle voit un petit monstre griffu rôder dans les pièces, lui ne voit rien. Il suffit parfois de peu, pour fissurer un couple, surtout s'il a des cadavres dans son placard. Le scénario traînait dans mes tiroirs depuis pas mal de temps, et avait failli se tourner sous un autre titre quatre ans plus tôt. 

Tourné en trois semaines, en DV, avec une équipe extrêmement réduite (on était onze en tout, je crois !), nous avions retrouvé l’énergie des premiers courts-métrages, et le fait de tourner en décor unique, pré-éclairé, nous donnait le temps de bien répéter avec les comédiens, de se concentrer sur l’essentiel.

Le cast comprenait cinq acteurs en tout et pour tout : Sophie Guillemin, qui fut une jolie rencontre, une sorte de surdouée à l’instinct infaillible, mon pote Matthieu Rozé, qui participa activement au montage financier du film, en trouvant lui-même les producteurs ! Puis Olivier Marchal, que j’avais connu comme auteur sur une série TF1, à ses débuts, puis comme acteur sur quelques « QUAI N°1 » que j’avais écrits, qui incarnait un flic (bien sûr) complètement décavé, très très drôle. François Morel est venu jouer un psy bizarroïde, et s’était fait pour l’occasion une tête à la capitaine Haddock, Sacha Bourdo jouait un dératiseur-cambrioleur burlesque, et Valérie Stroh était la sœur aînée de Sophie,  celle « par qui le scandale arrive ». Le film s’achevait par un gros-plan très inquiétant de son visage.

Sur ce film, je retrouvai le chef-op Jean-Pierre Plichon, qui se débrouilla royalement avec un matériel plutôt rudimentaire, et je fis connaissance du musicien Alain Mouysset, qui composa une BO flippante à souhait.

« CHUT ! » passe assez souvent sur les chaînes du réseau TPS, et a reçu un bon accueil. Un vrai film « expérimental », un suspense en chambre, une comédie psychanalytique, en quelque sorte.


Olivier Marchal en flic dragueur et passablement mal élevé, qui fait semblant de croire Inès (Sophie Guillemin), à des fins faciles à deviner.
Fred (Matthieu Rozé) trouve les tarifs du psy (François Morel) un peu exhorbitants.
Valérie Stroh et son regard en-dessous "à la Kubrick".

Le dératiseur (Sacha Bourdo) compte bien revenir dans l'appartement qu'il a visité, pour emporter ce qui l'intéresse...

Traditionnelle photo de fin de film. Ce qu'on appelle une "équipe réduite".

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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 10:03

Quelques photos au hasard, que j'ai prises pendant le tournage de « LA MORT DANS L’ÎLE », l’année dernière. Un téléfilm pour TF1, de 2 fois 52 minutes, sorte de mini saga de l’été, tournée à la Rochelle et sur l’île de Ré. Toute mon équipe technique et artistiques (ou presque) était réunie, et l’aventure fut sympathique, malgré un temps assez pourri.

 

Alexandra Mercouroff, Philippe Polet et « Tinive », attendent tranquillement dans un coin du décor, qu’on commence à tourner.

Valérie Stroh et Brigitte Fossey deux « Formule 1 », répètent une scène tendue, pendant qu’on finit d’éclairer le décor.

Guilaine Londez attend patiemment, dans un restaurant-décor, que la nuit tombe, pour qu’on puisse commencer à tourner.

Joséphine Serre, comédienne vive et bourrée d’humour, joue la « vengeuse » adepte du lynchage, et Pierre Laplace, une de ses victimes, se préparent pour une scène violente.

Jean-Michel Tinivelli a toujours l’œil qui frise, et on s’est vraiment amusés sur ce film. Ici, dans un décor de gendarmerie.

Léa Bosco et Lionnel Astier dans une séquence-clé du film : l’avocate apprend tout de son passé, de la bouche d’un criminel endurci, sur son lit d’hôpital.

Mon ami Maxime Leroux (que nous avons dû vieillir de dix ans, pour le rôle) est venu faire une journée de tournage, dans un personnage d’ex-commissaire au passé peu reluisant.

Olivier Schneider, dans le rôle du père de l’héroïne, a dû plonger dans une mer particulièrement glacée, pour tourner le flash-back crucial du film.

  

 Jean-Luc Bideau se préparant pour un rôle des plus sérieux, lui qui n'arrête pas une seconde de déconner pendant le tournage.

Valérie Stroh dans une lumière "magique", entre deux prises...
Véronique Prune révise son texte, sous le regard de l'assistante Cheyenne, et du cadreur Michel Rodas.
Philippe Polet, peu enclin à se faire autopsier par Rim Turki, en compagnie du premier assistant Jacques Pozzallo.
Pierre Boulanger discute avec le chef-op Serge Dell'Amico, pendant que Tinivelli attend que ça se passe...
Joséphine Serre dans sa galerie d'art. Ses statues sont en fait l'oeuvre de la comédienne Catherine Wilkening.
Pierre Laplace et Philippe Polet répètent un plan-séquence d'engueulade entre leurs deux personnages, deux "notables" au passé de lyncheurs. Vrais bons acteurs...
En ex-flic retraité et buveur de bière, Maxime Leroux fait un bref mais beau numéro d'acteur, dans une séquence avec Tinivelli.
Le dangereux Lionnel Astier se regarde dans le miroir de sa cellule. Un plan finalement coupé au montage.
Gérard Chaillou et Abraham Belaga, deux très méchants comploteurs, sur le port de la Rochelle.
Un tournage à trois caméras. L'équipe machino m'avait construit ce "pupitre" avec trois retours-images. Ici Tinivelli et Laurent Ournac en train de bosser dur...
Guilaine Londez et Léa Bosco, font une "Italienne" d'une séquence particulièrement intense entre mère et fille, dans les cuisines exiguës d'un restaurant.
Laurent Ournac racontant quelque chose d'extrêmement grave à Tinivelli, juste avant le clap.
Regard "volé" à Anne Canovas, lors d'une répétition d'une scène d'hôpital avec Léa Bosco.
Tournage en pleine mer (agitée) pour le moment de vérité entre Tinivelli et Pierre Boulanger.
Olivier Schneider acteur sur le film, mais aussi régleur de cascades, pend Philippe Polet. Qui a si bien joué les pendus, qu'il a réussi à nous faire peur...
Brigitte Fossey à qui aucun aspect d'un tournage de film n'est étranger. L'oeil à tout...
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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 08:58

Le 3ème épisode de « GRECO », intitulé « CORPS ET ÂME », mettait en avant le fantôme de Julia B., une ancienne chanteuse, devenue actrice de porno, qui hantait le capitaine Grecowski. Seul problème : après enquête, il s’avérait que la jeune femme en question n’était pas morte !

Quelques très bons acteurs étaient venus en « guests » dans le film : Lionnel Astier, que j’avais – comme tout le monde – découvert dans la série « KAAMELOTT » où il est hilarant, joue Servais Domeny un producteur de films porno particulièrement abject. Chemises voyantes, gros cigares, Lionnel a composé un vrai « méchant » comme on les aime. Une « gueule », une présence énorme à l’image, un professionnalisme à toute épreuve. Je me suis empressé de retravailler avec lui, dès mon film suivant.

En garde du corps-assassin, mon vieil ami Hervé Laudière a rendu le personnage de Stelio inquiétant et dangereux. J’aime beaucoup sa scène d’interrogatoire. C'était notre 6ème film ensemble.

Côté dames, nous avons eu le plaisir d’une journée avec Marie-Sophie L., dans le rôle de l’ex-femme du commissaire Maxime Leroux. Une participation brève mais importante, pour définir le passé de Vanderwalk.

Et puis dans le rôle du fantôme de l’épisode, Veronica Novak, dont le regard savait se faire carrément angoissant. Nous avons fait connaissance quelques jours avant le tournage, pour mettre en boîte des plans d’un « faux porno » qui devait servir dans le film, quand Danica et Greco visionnent des films de Julia B. sur leur ordi. Ce fut assez drôle pour le chef-op, la décoratrice, les comédiens, de retrouver le parfum de ringardise de ces films, sans bien évidemment, tourner des plans explicites.

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 18:20

Un beau jour de 1999, je reçois un coup de fil d’une amie productrice, Annick Larboulette (sur la photo avec "Rodgeur"), qui est à Monaco. Elle doit tourner le surlendemain des séquences d’une nouvelle série américaine « THE DREAM TEAM » et la réalisatrice française prévue pour le job est partie. Pouvais-je la remplacer au pied-levé, partir dans l’heure, sans même savoir de quoi il retournait ? Une semaine de tournage était sur le pointDREAM TEAM photos annick (1) de démarrer… Bien évidemment, j’acceptai, vu que je devais diriger rien moins que… Roger Moore !

La série était en fait une sorte de « DRÔLES DE DAMES » revisitée, avec trois héroïnes top models-espionnes (déjà, ça le fait…) et Moore dans le rôle de Desmond Heath, leur « Charlie ». À part que lui, on ne faisait pas qu’entendre sa voix, on le voyait à travers l’écran d’un ordinateur.

J’étais donc supposé enchaîner les séquences concernant ce personnage et uniquement lui, pour les douze premiers épisodes, pendant que le gros du tournage se déroulait au Mexique.

La première bonne surprise, fut que le directeur photo engagé par la production était le grand Ricardo Aronovich, dont j’adorais le travail particulièrement sur « L’IMPORTANT C'EST D’AIMER », un de mes films-culte.

Il y avait des tartines de texte à enquiller et par définition, personne pour donner la réplique. Aussi fit-on venir de Londres un prompteur avec la technicienne attitrée, la très pétulante Siobhan.

Côté mise en scène, c'était rudimentaire : il s’agissait de filmer Roger Moore assis en train de parler à la caméra. Et comme ne cessait de me le répéter Bob Janes, le producteur américain délégué sur le tournage : « Just keep it simple », sans doute effrayé que je me mette à faire du « film d’auteur à la Française », « French didactic bullshit », comme ils disent aimablement…

Roger lui-même se révéla un gentleman charmant, très urbain, faisant son travail sans râler, sans poser de question, content d’être là.

N’ayant jamais été un fan de son 007, je ne ressentais pas la même excitation qu’en dirigeant une idole de mon enfance comme Robert Vaughn, par exemple, mais cela faisait tout de même quelque chose de le voir débarquer le matin en smoking, le sourcil levé, sur le plateau. La semaine se passa fort bien, sans être palpitante (« Keep it simple ») et on remit cela quelque temps plus tard, pour une autre série d’épisodes.

Je n’ai jamais vu les rushes de ce que nous avons tourné, je ne sais pas ce que sont devenus ces épisodes… Ces deux semaines de « mise en boîte » (plutôt que de tournage) me laissent une sensation de rêve éveillé, presque irréelle.

Roger Moore a depuis écrit ses mémoires et mentionne brièvement « THE DREAM TEAM ». La seule chose qu'il en ait apparemment retenu, c'est que sa femme est tombée devant son hôtel, se faisant très mal, pendant qu’on tournait et qu'il en a été traumatisé !

Moi, en me concentrant bien, je crois me souvenir surtout du plaisir de la compagnie de M. Aronovich et de son humour pince-sans-rire. Et d’un déjeuner surréaliste à bord d’un yacht, avec Brett Sinclair qui parlait avec passion du prix de l’immobilier à Monte Carlo.

DREAM TEAM photos annick

Rodgeur en grande discussion avec Bob Janes, le producteur américain de la série, à Monte Carlo.

 

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 14:37

Un petit coup de chapeau à la 4ème saison de la sympathique série américaine « MÉDIUM », car si l’héroïne peut prévoir l’avenir, il semblerait que les auteurs également !

Diffusée début 2008, et donc tournée l’année précédente, cette saison est réellement et profondément une saison « de crise » : nos héros sont au chômage, et cela dure pendant tous les épisodes, et pose un vrai problème. Plus d’argent, l’ANPE pour le mari (ou équivalent), les humiliations quotidiennes, les insomnies, les prêts demandés piteusement à maman, etc. Rien n’est épargné au couple Dubois.

Rien d’extraordinaire à tout ça, me direz-vous, à part que le « crash » n’est survenu qu’en octobre 2008, et qu’on dirait vraiment que cette 4ème saison a été tournée après. C'est plus que prémonitoire.


C'est avec plaisir que j'ai retrouvé pendant deux épisodes, Kathy Baker, qui fut le Dr. Sarah Day dans « MISTER FROST », et qui joue ici la mère un tantinet casse-pieds de Joe.

Parmi toutes les séries dont les héros voient des « dead people », celle-ci est sûrement la plus sympathique.

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 12:21

Puisqu’on parle DVD, voici ceux que l’on peut trouver relativement aisément, parmi ceux que j'ai écrits et/ou réalisés.
Certains (« CROSS ») ne sont trouvables qu’en Allemagne… et uniquement en Allemand ! D’autres (« MISTER FROST ») en Hollande, d’autres encore en Espagne (« LUNE DE MIEL »), mais en France, on trouve tous les films et téléfilms de ma collaboration avec Alain Delon (onze films, quand même…), « LE JUGE » une saga mafieuse avec Vincent Pérez, « ANGE DE FEU » et « GRECO » amoureusement mixés en 5.1 (petit clin d’œil amical à Bruno Mercère, qui a travaillé sur le mixage de mes films, avec le même soin que s’il s’était agi de longs-métrages destinés aux plus belles salles), les deux saisons de « FRANK RIVA ».

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Philippe Setbon - dans LES DVD
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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 08:49

On me demande assez souvent pourquoi « MISTER FROST », datant maintenant de près de vingt ans, n’est pas disponible en DVD. Je n’en sais absolument rien ! Effectivement, il n’est sorti en France qu’en VHS, on l’a trouvé aux U.S.A. dans le défunt support LaserDisc (mais dans son montage américain, très différent), et depuis… rien.

Enfin si ! En chinant sur le Web, j'ai tout de même trouvé une édition hollandaise, qui comporte le vrai montage d’origine du film, une v.o. mais hélas, un format recadré en Pan & Scan. Étant donné que de nombreux cadrages avaient été effectués au « split focus » (un objectif double, permettant d’obtenir le premier plan d’une image et son arrière-plan de la même netteté), il arrive plusieurs fois que l’image soit pratiquement vide de personnages !

Pourtant, « MISTER FROST » a ses fans, comme en témoignent les dizaines de messages postés sur la fiche IMDB du film, il avait très bien fonctionné lors de sa diffusion sur ARTE, il y a quelques années... C'était une copro un peu compliquée, peut-être y a-t-il des soucis de droits ? En tout cas, une édition DVD en zone 2 permettrait à ce film étrange, de rencontrer un nouveau public…

Pour se faire malgré tout une idée du film, dans une copie très moyenne, mais au moins dans son montage original, et presque au format, j'ai récemment découvert qu'il était visible dans son intégralité sur le site "WAKATIKI" (je ne sais pas si c'est très légal, mais bon...)

http://wakatiki.blogspot.com/2009/08/mister-frost.html


Il existe aussi un site bizarre, où on peut apparemment poser des questions à... Mr. Frost, qui vous répond. Là, c'est à vos risques et périls :

http://www.goldblum.com/html/ask.shtml

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Philippe Setbon - dans LES DVD
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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 08:12

Hier soir, j'ai jeté un coup d’œil au 4ème épisode de la série « GRECO » sur France 2, dont je gardais un bon souvenir et que je n’avais pas revu depuis sa première diffusion. Comme souvent dans les séries TV, les épisodes impliquant directement les personnages « récurrents », sont les plus mémorables, car ils influent durablement sur leur comportement dans le futur. Dans « FILLE DE QUELQU’UN », c'est Danica (Audrey Lunati) qui s’expose involontairement : le fantôme qui apparaît à Greco n’est autre que le père de sa co-équipière, disparu depuis quinze ans.

Je ne vais pas faire une critique de mon propre travail, mais ce qui m’a le plus accroché dans le film, c'est la grande qualité du casting. Je ne parle pas des protagonistes de la série (j’y reviendrai sûrement), mais des « guests » de l’épisode : d’abord Venantino Venantini, immortalisé par « LES TONTONS FLINGUEURS » et « LE CORNIAUD » dans les années 60, que j’avais déjà fait tourner dans « TANGO BAR », « LES SCORPIONS DE TANGER » et « LES NOCES DE LOLITA », et qui était apparu dans plusieurs épisodes de « FRANK RIVA » dont j'ai écrit le scénario. Ici, il est un restaurateur harcelé par des racketteurs. Un visage buriné de vieux boucanier, qui vaut de l’or.

Joël Demarty, qui venait de faire « ANGE DE FEU » avec moi grâce à Maxime Leroux qui me l’avait présenté, est un malfrat formidable, un vrai salopard policé et dangereux comme on les aime. Un de ses gardes du corps est campé par Olivier Schneider (photo au-dessus à droite), régleur de séquences d’action (on a beaucoup parlé de lui à l’époque de « TAKEN », pour le réalisme des bagarres à mains nues), et très bon comédien. La belle Anne Canovas, qui m’avait franchement épaté dans « ANGE DE FEU », un an plus tôt, incarne la mère tourmentée de Danica. Un rôle pas si évident, dont nous avions défini certaines caractéristiques psychologiques au tout dernier moment, comme un défi. Et Anne avait plongé tête baissée. Rien de mieux que les acteurs « tous terrains » ! Virginie Caliari, habituée aux premiers rôles dans les séries télé, est venue gentiment jouer un agent immobilier le temps d'une séquence. 

Et puis on n’oublie pas Cris Campion le héros de « PIRATES » de Polanski, que je ne connaissais pas encore, mais qui avait accepté de jouer… le fantôme de l’épisode. Là non plus, pas évident : quand il me demandait invariablement « Et là, qu'est-ce que je fais ? », je lui répondais seulement « Rien, tu regardes ». C'était devenu un gag entre nous… C'est au moment de la projection du film, que Cris a enfin réuni tous les morceaux du puzzle éclaté qu’était son personnage. Ça n’a l’air de rien, ces rôles de revenants, mais on a tout intérêt à obtenir de vrais bons comédiens, pour les interpréter. Leçon à retenir pour quiconque a l’intention de se lancer dans une série avec des spectres, des ectoplasmes, des zombies, des morts-vivants, des entités, etc.

 

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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 20:10

Cet été aussi, la rediffusion des trois épisodes de la minisérie « FABIO MONTALE » (2001), d'après les romans de Jean-Claude Izzo, sur la chaîne Direct 8.

L’adaptation m’en avait été confiée par ce grand producteur qu’est Jean-Pierre Guérin, qui tenait énormément au projet, et la participation d’Alain Delon à l’aventure, avait soulevé une vraie polémique. Aux journalistes qui me demandaient mon avis à l’époque, je disais qu’il fallait effectivement changer des éléments, pour réussir l’équation « impossible » Izzo-Delon-TF1-série prime time, mais que l’esprit serait respecté, et que cela n’empêchait pas de toute façon, une autre adaptation plus « fidèle » aux livres-culte du romancier. Ce fut d'ailleurs fait, dans un film tourné pour le cinéma, quelque temps plus tard.

« FABIO MONTALE » avait connu un succès phénoménal à sa première diffusion, le film marquait mes retrouvailles avec Alain Delon – qui avait proposé mon nom à la production GMT – et le réalisateur José Pinheiro, plus de quinze ans après « PAROLE DE FLIC », et tout se passa dans un état de grâce.

C'est à l’occasion de ces films, que je fis connaissance de Jean-Daniel Fernández-Qundez, alors jeune monteur mais déjà remarquable, avec qui je devais faire tous mes films à partir de « CHUT ! ».

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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 14:18

Revu récemment, un joli film de Delbert Mann, « MARTY », datant de 1955, et qui valut l’Oscar à Ernest Borgnine, jusqu'alors simple second rôle.

Le film est tiré d’une « teleplay », une pièce écrite pour la télévision, ce qu’on appelait en France une « dramatique », et il est signé Paddy Chayefsky, un auteur important aux U.S.A. à qui on doit également « L’HÔPITAL » avec George C. Scott, « AU-DELÀ DU RÉEL » de Ken Russell, et surtout « NETWORK » charge terrible et prémonitoire sur les ravages de la télé-réalité. Pourquoi prémonitoire ? Parce qu'il date de 1977 !

« MARTY » est l’histoire d’un gros garçon-boucher, affable et vivant avec sa maman, traînant le soir à la recherche d’une fiancée, et rentrant invariablement seul. Quand enfin il trouve quelqu’un, une fille aussi seule et désespérée que lui, tout son entourage va se liguer pour qu'il l’oublie, et que tout redevienne comme avant. Un film sensible, pas vraiment daté, magnifiquement interprété par Borgnine et Betsy Blair, qui vaut vraiment le coup d’œil pour le dialogue au rasoir de M. Chayefsky.

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  • : Le blog du scénariste-réalisateur Philippe Setbon, auteur de films, téléfilms et séries telles que "FABIO MONTALE", "LES ENQUÊTES D'ELOÏSE ROME", "GRECO", etc.
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